Un poisson qui voulait marcher de Florence TEDESCHI

Il y avait tellement de manipulations, qu’une boue s’était mélangée au paysage, entravant ainsi la vue de Bubulle qui perdit des yeux ses objets brillants. Il allait dans la direction des objets qui se laissaient voir par moment quand la boue se dissipait. Inconscient, il ramassait des objets pour son devoir. Il en trouvait pleins, avec des noms bizarres inscrits dessus. Tellement pris dans sa découverte, il en oublia sa peur. Les engins continuaient à faire de la boue : plus moyen de trouver la sortie avec ses nageoires pleines, ni de retourner dans la voiture pour montrer tous cela à son père. Prisonnier dans un nuage noir et épais, une pelle géante l’emportait vers le haut de la surface de la mer. Bubulle étourdit et agonisant du manque d’eau et d’oxygène, se retrouvait sur un tapis roulant qui l’emmenait encore plus vers les humains. Le tapis s’arrêtait sur une machine scannant les objets pour les trier, il se sentit transporter et retrouva le souffle de la vie dans un verre d’eau de mer. Il était fait prisonnier.

par Léa
Personnage emblématique des éditions, je donne l'actualité de la maison !

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