Pour une couchée de fougères de Christophe BLANQUIE (extrait 2)

Ça a commencé comme un film aussi noir que mon humeur, comme une série B. Faut dire que mon budget n’autorisait pas mieux. J’aurais bien voulu débarquer en train : les rails luisant d’électricité, les cliquetis et les sonneries qui couvrent les annonces des haut-parleurs, le piétinement dans la foule compacte. Je n’y ai pas eu droit. Trop de valises à porter trop loin. Trop de souvenirs déchirés, trop de poids : le chagrin, ça pèse des tonnes. Voilà pourquoi je suis arrivé en voiture, seul. Comme la maison était silencieuse ! Happé par ce vide apaisant, j’ai abandonné ma fatigue et mes bagages au pied de l’escalier et je suis monté, enfin, m’abrutir de sommeil. De dieu !, j’en avais besoin…

par Sophie
De l'éditorial à la communication web, je tente d'aider chaque auteur dans la création et la promotion de son livre !

commentaires

commenter cet article

[Connexion]