Pour un peuple d’oiseaux de Sarah OLING

Quand vous avez quitté le kibboutz, Simon, Marthe et toi, tu m’avais fait la promesse de retourner à Vienne et à Krems avec Marthe. Simon m’a raconté votre départ et ton retour en Autriche seul. Tu as laissé Marthe à Paris, comptant encore une fois sur Simon pour prendre soin d’elle, sans lui donner plus d’explications. Que s’est-il passé au cours de ton séjour à Krems ? Qu’espérais-tu donc trouver dans ce lieu qui n’est plus que le tombeau de votre famille ? Pourquoi ne me donnes-tu plus de nouvelles ? Je sais que mes lettres te parviennent par Simon. Ne laisse pas ton absence envahir tout l’espace ! Yannosh, treize ans se sont écoulés, ne sois pas ton propre bourreau.
Je ne peux pas t’écrire plus longuement, il vient d’y avoir une alerte, nous devons descendre dans les abris. Je t’en prie, cesse ce silence entre nous. Je t’ai pardonné depuis longtemps, je vous ai pardonné. Je t’aime.
Léah

par Léa
Personnage emblématique des éditions, je donne l'actualité de la maison !

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