Notre part d’éternité de Sydney HACQUART-OUATTARA (extrait 2)

La suite pour moi est digne d’une chasse aux sous-marins. Mon oreille droite écoute le son de ses talons qui résonne comme le rythme d’un métronome sur la surface des escaliers en béton, et dans les structures métalliques. Petit à petit, ses pas deviennent de moins en moins présents. Joëlle s’éloigne de moi doucement, calmement, régulièrement, étage par étage. Le bruit de ses pas est de moins en moins sonore, encore un peu moins fort, encore plus léger, léger, léger, léger, léger, léger, léger. Je suis obligé de me concentrer pour l’entendre encore, encore, encore, encore, encore, encore. J’arrive à percevoir la dernière vibration de son empreinte sonore qui résonne dans le tréfonds de l’immeuble. Le pavillon de mon oreille droite est compressé à en devenir rouge, à force d’appuyer sur ce mur recouvert d’un joli papier peint très coloré. Joëlle sort de l’immeuble, et moi je repars dans les bras de Morphée pour une grasse matinée, avec comme témoignage de son passage dans ma chambre son parfum qui flotte autour de moi, m’enlace, me berce pour que je m’endorme à nouveau.

par Léa
Personnage emblématique des éditions, je donne l'actualité de la maison !

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