Les Vautours d’Ohara de Laurent KOESSLER (extrait)

S’il est une chose dont j’étais sûr, c’était le caractère impérissable de cette douce soirée bercée par les chants des vagues et nos éclats de rire à tout rompre.
Les ingrédients qui s’accordèrent cette nuit-là se déposèrent dans mon esprit comme une marque du temps capable de sceller certains souvenirs pour l’éternité.
Le bonheur qui fut mien à cette occasion de retrouvailles avec mes trois comparses fut réciproque. Du moins je le crois. Sa puissance était collective, inscrite dans ce lien d’amitié qui nous avait poussés à nous regrouper dans cette voiture garée à flanc d’une falaise du bout du monde. Pour comme d’habitude le refaire, ce fameux monde, en long et en large. Pour projeter nos esprits de garçons dans les forces de nos dix-huit ans au-delà des horizons du grand océan que nous toisions avec insolence.
Tous de la même génération. Identiquement issus de Salthill et des alentours. De cette bourgade d’environ deux mille âmes à une demi-heure de route de Galway, la ville principale du comté du même nom.

par Julia

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