Le choix de Léa d’Olivier Antomarchi (extrait)

Isa s’assit sous la grande arche du Music Pavillon, cet amphi-théâtre créé par le grand Frank Gehry. Elle sembla plongée dans ses pensées. Quand Isa s’enfermait avec son cerveau, c’était souvent bon signe. Elle était capable de prendre du recul, et de se forcer aux décisions les plus radicales si un court-circuit venait suspendre sa peur de l’inconnu. C’était Isa. La froideur, la dureté, la rationalité, et puis d’un seul coup, la flamme folle qui surgit et emporte tout.
Quand Isa se leva, Léa comprit qu’elle avait gagné la partie.
— Je te suis, dit-elle d’une petite voix.
Puis, de plus en plus fort :
— Je te suis, je te suis. Bien sûr. Je te suis ! C’est une évidence.
Isa se sentit d’un coup légère, débarrassée d’un poids, d’un remords vieux de dix années. Elle éclata en sanglots dans un grand sourire. Comme on somatise. Léa la prit dans ses bras avec tendresse.
— Regarde comme c’est beau, comme ce qui nous entoure est inspirant. Ce n’est pas le monde ou la vie qu’il faut changer, ce sont nos yeux.

par Clémentine

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