La Cabane de Philippe LECLERCQ

Surprise, elle accepta de céder au désir innocent de son visiteur. Rien en lui ne fut sexuel. Il voulait juste de la douceur.
– Vous êtes belle ! soupira-t-il, d’une voix douce et ébahie.
Elle sourit et porta son doigt contre sa bouche afin de l’inviter à ne pas parler, comme pour lui dire :
– Ne dis pas de bêtises. Savoure.
Puis elle se pencha et posa un baiser sur son front, ses longs cheveux répandus tout autour de son visage, tandis que sa main continuait d’effleurer son bras. Lorsqu’elle sentit la respiration de Julien ralentir puis un ronronnement naître, indiquant qu’il était en train de s’assoupir, Bérénice se dégagea du matelas. Assise sur une chaise, c’était elle qui s’offrait ce privilège. Elle constata que le visage du jeune homme était apaisé. Ses traits étaient fins et harmonieux. Comment s’appelait-il déjà ? Elle avait oublié.
Après quelques minutes, elle décida de le réveiller avant qu’il ne sombre dans un sommeil profond. Il fallait libérer la chambre, même si aujourd’hui ce n’était pas l’affluence. Il eut du mal à se remettre en ordre mais, en la quittant, il eut envers elle un dernier geste interdit. Avec une vivacité qui la surprit, il déposa sur ses lèvres un baiser reconnaissant.

par Léa
Personnage emblématique des éditions, je donne l'actualité de la maison !

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