Hier, il sera trop de Geneviève STEINLING

Le train a démarré presque aussitôt. Je n’avais pas envie de parler, l’homme non plus apparemment car il a sorti un livre de son sac et a plongé le nez dedans. C’était Crime et châtiment de Dostoïevski.
Les paysages défilaient : les routes au loin, les champs, les maisons, les clochers d’église, les montagnes, les pâturages, les sapins, les vaches, les moutons, les tracteurs…
C’était la première fois que je quittais mon Jura natal. Mon cœur battait de joie, et pourtant je ressentais un pincement au cœur en pensant à Lili. Je m’étais enfuie et dans mon égarement je l’avais laissée là-bas.
Ma poupée était mon bien le plus précieux. Je ne pouvais plus faire marche arrière pour la récupérer. J’avais le cœur lourd, j’ai pressé mon petit sac à main en simili cuir contre ma poitrine.

par Léa

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