DIAPORAMA Les auteurs ont la parole...
Jean-Bruno ALEXANDRE

Bruno Géni-Ochin, alias Jean-Bruno Alexandre, auteur et fondateur des Editions Abordables, nous a accordé une interview.

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Concerto pour vos sens
Jean-Bruno Alexandre

De nos jours, d'excellents personnages vont éveiller vos sens avec délectation.

Le plaisir de la table et des dégustations dans la belle région de Saint-Émilion.

La grande musique pour cadencer cette belle histoire

et ces corps fougeux qui s'effeuillent dans le noir,

Concerto pour sens, un roman plein de sensations,

à consommer sans modération.

Les Deux Valets
Jean-Bruno Alexandre

Le trafic de drogue est une plaie pour notre société. Suivez une enquête pleine de rebondissements, entre Paris, le sud-ouest et le sud-est de la France et découvrez les dessous de l’affaire jusque dans les dernières pages, car Les deux valets vont vous emmener entre filatures, infiltrations et liens sincères et complices entre des policiers consciencieux, malins et aussi humains.

Bonjour Jean-Bruno,

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel et pourquoi avoir créé les Editions Abordables ?

Pour faire la genèse de mon histoire (qu’il faudra peut-être que je narre un jour) : j’écris depuis l’âge de 12 ans. Tout a commencé au collège. Après une éducation rigoriste de la part de mon père, je me suis épanoui et j’ai commencé à écrire en cachette, en même temps que de faire du théâtre. C’est en 2008, que ma mère m’a annoncé qu’elle avait un cancer incurable et pour lui permettre de se changer un peu les idées je lui ai annoncé que j’écrivais. C’est là qu’elle m’a appris que j’avais un ancêtre assez illustre coté maternelle : Pierre-Jakez Hélias, qui a écrit Le Cheval d’orgueil. Mes origines bretonnes avaient un visage littéraire…
Ma mère a donc commencé à lire mes recueils de nouvelles, et mon premier roman Concerto pour vos sens, et elle m’a dit : « J’aimerai bien, avant de fermer les yeux, voir ton premier ouvrage publié. » C’était à la fois un très beau challenge mais aussi un casse-tête, car trouver un éditeur quand on n’est pas dans le milieu de la littérature est assez compliqué. J’avais un job très prenant dans la certification bâtiment, mais je me suis attelé à cette tâche : j’ai envoyé une cinquantaine de tapuscrits et j’ai attendu les retours, qui sont peu venus sauf un de chez Jean-Claude Lattès qui avait refusé mon manuscrit en deuxième lecture. J’avais un contact et j’ai harcelé la personne et c’est là que j’ai appris que les grands éditeurs ne s’intéressaient pas ou peu aux nouveaux talents.
Je me suis tout de même lancé avec un petit éditeur provincial mais je me suis vite aperçu qu’il s’apparentait plus à un imprimeur et qu’il ne remplissait pas totalement le rôle d’éditeur auquel on peut s’attendre, tant dans la validation du projet, que dans l’aboutissement de l’ouvrage fond et forme, le lancement de l’ouvrage etc.
Quand j’ai eu fait cette expérience, étant dans une phase professionnelle où je ne m’épanouissais plus, je me suis dit pourquoi ne pas créer ma propre maison. Parallèlement à cela, j’avais rencontré quelques nouveaux talents lors de salons, séances de dédicace, et bien-sûr ma mère me poussait en me disant : « Au pire ça ne marche pas et tu auras perdu un peu de sous, au mieux ça marche et tu te seras bien en phase avec ta passion, tu pourras faire ce qui te plaît depuis longtemps. » Voilà comment est né le projet des Editions Abordables.

Comment choisissez-vous les livres que vous publiez aujourd’hui ?

Nous recevons énormément de tapuscrits et nous avons instauré un comité de lecture de quatre hommes et quatre femmes. La plus jeune a 21 ans et la plus âgée 73. Ce sont des personnes à la fois des passionnées mais aussi des professionnelles (la plus âgée est une ancienne bibliothécaire par exemple et la plus jeune finit un master d’édition).
La particularité aux Editions Abordables est que lorsqu’un ouvrage est écrit par une femme il est lu par deux hommes et une femme, lorsqu’il est écrit par un homme il est lu par deux femmes et un homme.
- Un premier niveau de lecture nous permet d’avoir une visibilité sur la présentation de l’ouvrage : y a-t-il une biographie de l’auteur ? L’ouvrage est-il relié ? La plupart du temps nous recevons des feuilles en vrac, sans mot, sans rien, ce qui nous montre déjà que l’auteur croit plus ou moins en son ouvrage.
- Un deuxième niveau : l’ouvrage est lu en totalité par trois membres du comité de lecture, nous réalisons une fiche de lecture avec un résumé de l’ouvrage, ses points forts, ses faiblesses, une conclusion et un avis qui va de très défavorable à très favorable (nous avons eu trois de coup de cœur du comité de lecture depuis le début). Puis une grille d’analyse qui reprend quatre grilles de notations pour aboutir à un total de points (le fond, le rythme, la technique, est-ce que le lecteur qui vient d’acheter cet ouvrage en a pour son argent ? est-ce que le titre est bien en phase avec l’histoire ?)
- Une fois ces deux éléments récupérés, on passe en troisième sélection : soit on a trois avis défavorables et dans ce cas la sélection s’arrête là ; quand c’est mitigé, on échange avec les membres du comité afin de voir ce qu’il y a à retravailler. A partir de là nous avons une sélection qui s’élève aujourd’hui à 6 ou 7 % de ce que nous recevons. Sur 100 tapuscrits reçus il nous en reste 6 ou 7.
- Enfin le quatrième niveau de sélection va toucher l’auteur puisqu’il est partie prenante du développement et de la publication de son ouvrage étant donné que nous voulons fidéliser nos auteurs, il faut qu’il soit dans un cadre créatif et non pas uniquement avec la volonté de publier son seul et unique ouvrage. Nous essayons de voir s’il est à la hauteur de l’image des Editions Abordables c’est-à-dire humilité et humanisme et c’est là que nous pouvons être surpris par des ego surdimensionnés ou des esprits complètement décalés de la réalité. J’ai même eu un auteur qui m’a posé la question : « Combien y a-t-il d’interviews télévisuels ou radiophoniques prévus dans le contrat ? » On peut imaginer le niveau d’attente de certains auteurs. Il y a aussi le cas des auteurs passifs qui une fois l’ouvrage entre les mains ne font plus rien. Mais cela fait partie de l’approche duo auteur éditeur qui doit être flagrant sinon le livre ne trouve pas sa place dans l’immensité littéraire. Trop souvent les auteurs attendent que l’éditeur fasse le boulot en pensant que les Editions Abordables est un petit Gallimard, ce qui est complètement hors réalité. Il est donc très important de valider cela avec les auteurs ce qui nous oblige malheureusement à refuser un auteur sur deux.
Depuis la création des Editions Abordables, nous avons presque 100 ouvrages et 68 auteurs, et on se dit qu’on n’aurait peut-être pas dû en choisir certains qui ne montre plus le même visage qu’avant d’être édités. Se croire écrivain avec un seul ouvrage publié, ou deux ou trois en dix ans, il faut resté modeste et s’accrocher pour gagner en visibilité, mais c’est ça l’aventure !

Y a-t-il des thèmes que vous vous interdisez de publier et pourquoi ?

Les Editions Abordables, comme son nom l’indique, s’adresse à un public le plus large possible. En revanche on s’interdit deux sujets, trop polémiques et selon nous trop intimes qui sont la religion et la politique. Quand je parle religion ou politique je veux dire « qui fait l’apologie de ». C’est-à-dire un ouvrage qui dirait que telle religion est meilleure qu’une autre ou que tel parti politique est préférable. On exclut complètement. En revanche un ouvrage dont le récit reposerait sur des croyances religieuses ne nous pose aucun problème, parce que cela fait partie de la vie.

Ne pensez-vous pas, dans notre société très médiatisées, que la polémique fait le buzz et que le buzz fait la publicité ?

Oui, mais le buzz doit se faire sur quelque chose de positif et d’humain. C’est le sens même des Editions Abordables. Je prends un exemple récent d’un ouvrage que nous avons édité et qui s’appelle Le Journal d’un toubib. C’est un recueil de chroniques du blog d’un médecin de la région parisienne, à l’origine de l’organisation MédecinDirect, basée à Paris. Ce sont les parents de ce médecin, décédé il y a un an et demi à l’âge de 47 ans, qui sont venus me voir et m’ont demandé si cela nous intéresserait de publier ces articles de blog. Témoignage d’un médecin mais aussi d’un père de famille de six enfants. C’est un ouvrage intéressant car il touche tout le monde, ouvrage que nous sommes très fiers d’avoir réalisé et publié, qui commence à faire son buzz car c’est un reflet de société, qui est monté jusqu’au ministère de la santé, qui peut servir à améliorer et étoffer le corps médical et en même temps nous apporter une certaine publicité.

Comment jugez-vous les relations éditeur/libraire ?

Le monde de l’édition est un monde construit sur une image élitiste et autour de 20-25 grands éditeurs au parcours exceptionnel mais ce n’est pas l’image complète de ce qui peut exister dans notre pays en littérature. 760 000 à 780 000 titres actifs disponibles à la vente en neuf ce qui est énorme. Un libraire de quartier va avoir 5000 à 6000 références et une grosse librairie parisienne va en avoir 20 000. Quand on voit ce qui est dispo chez eux et l’immensité qui existe on comprend aisément qu’il faut une bonne logistique pour que cela fonctionne. Les 20-25 gros éditeurs ont phagocyté tout le schéma de la diffusion (partie commerciale) et de la distribution (flux physique des livres). Le métier du livre, construit sur une image très élitiste a un modèle économique hors normes : un libraire peut prendre des livres en stock, et avoir la possibilité sous un an moins un jour, de les retourner contre un avoir. C’est quelque chose qui n’existe pas ailleurs, par exemple dans la mode on écoule les stocks grâce à des soldes qui n’existent pas dans le monde de l’édition. Aujourd’hui le libraire est plus dans une phase où les passionnés lisent les livres et doivent faire des choix mais les autres puisent dans le top 100 des ventes et misent sur ce top 100 pour argumenter leurs ventes. Ce qui est très dommage puisqu’on appauvrit les choix en concentrant les gens sur les mêmes choses ; à l’inverse des libraires créatifs qui n’ont pas peur de se lancer dans la nouveauté découvrent des pépites et c’est ce que l’on met en avant chez les Editions Abordables. Nous avons lié des contacts privilégiés avec certains libraires dont les librairies sont plutôt de moyennes et petites tailles mais cela ne nous pose pas de problème car ce sont des passionnés qui nous permettent de mettre en avant nos livres à travers par exemple le kiosque de LEA, et ces libraires-là ont une démarche positive qui nous aide à nous construire. Mais ce n’est pas le cas malheureusement avec tous les libraires. Les librairies de premier niveau (grandes librairies) souvent rachetées par les grands éditeurs restent encore inaccessibles pour nous.

Et en ce qui concerne les médias ? Les grands éditeurs monopolisent-ils les grands médias ?

Certains gros éditeurs sont dans des phases de rachat par de grands groupes et derrière il y a des moyens énormes avec des services de presse qui verrouillent tout. De plus quand on regarde le marché du livre en France (plus de 4 milliards) par rapport à celui de la musique ou du film qui est bien moindre, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup plus de présence média dans ce qui est cinématographique et musical et à l’inverse pour la littérature il existe très peu d’émissions. Dans la presse, les services dédiés vont rarement au-delà d’une page. C’est dommage car la littérature est un moyen d’expression à la portée de tous. A la campagne, en bord de mer, à la montagne, alors que cela reste toujours plus compliqué d’écouter de la musique ou de regarder un film (même si la technologie contribue à les rendre de plus en plus accessibles). C’est dommage de ne pas valoriser autant la lecture et la littérature.

Les Editions Abordables ont créé un club des ambassadeurs. Dans quel but ?

En effet ce club est tout récent et nous n’avons pas encore communiqué dessus. Dans la phase de démarrage des Editions Abordables qui est fondée sur l’humanité et l’humanisme, j’ai rencontré des auteurs exceptionnels, il y a des auteurs qui sont très humains et très bons mais d’autres sont exceptionnels. Pourquoi ? Parce qu’ils sont capables de mettre leur ego de coté et de penser collectif, quand ils parlent des Editions Abordables ils parlent d’eux-mêmes (d’autres parlent d’eux d’abord puis des Editions Abordables).
Le club des ambassadeurs c’est 10 auteurs aujourd’hui, qui sont impliqués aux cotés de LEA et à mes côtés à la fois dans la réflexion pour l’avenir, dans la réflexion sur l’évolution des collections mais aussi dans la participation au quotidien pour certains d’entre eux dans l’évolution des Editions Abordables. C’est un moyen pour moi en tant que fondateur et dirigeant de LEA d’avoir un regard autre et l’appréciation de gens qui sont à la fois auteur et lecteur. Cela fait partie de l’évolution de LEA qui avec et grâce aux ambassadeurs possède une vision la plus large possible de ce qu’elle a fait et de ce qu’elle devra faire. Et je précise que le club des ambassadeurs c’est trois rencontres par an, le premier a eu lieu en mars, dans un de nos salons. C’est l’occasion de joindre l’utile à l’agréable.

Vous êtes aussi écrivain, vous avez deux romans publiés chez LEA : Concerto pour vos sens et Les Deux valets. Pouvez-vous nous les résumer ?

Pour moi le terme écrivain s’emploierait pour une personne qui aurait écrit au moins quinze romans, je suis donc plutôt auteur. J’ai écrit en tout six romans dont deux publiés aux Editions Abordables, les autres suivront, mais j’ai écrit aussi 7 recueils de nouvelles non publiés. Avant de résumer, je voudrais préciser que tous les ouvrages que j’écris traitent de sujets qui me tiennent à cœur : des sujets de la vie d’aujourd’hui, contemporains.
Dans Concerto pour vos sens c’est la famille l’amour et les plaisirs de la vie à travers les cinq sens, avec la musique classique comme fil conducteur qui est ma deuxième passion. Je l’ai écrit à 26 ans, et la suite et fin sortira d’ailleurs très prochainement (Symphonie pour vos sens). Pour cet ouvrage j’ai reçu plusieurs belles critiques notamment de Jean-Michel Dhuez (présentateur sur Radio classique) que j’ai eu la chance de rencontrer.
Le second est un policier dans l’univers du trafic de drogue. Une enquête virile avec beaucoup d’actions et une fin parait-il assez surprenante. C’est un ouvrage très court qui se lit très vite, parfait pour emmener en vacances l’été par exemple. Petite anecdote pour Les Deux valets, j’ai poussé la porte d’un commissariat avec quelques questions d’ordre technique et j’ai eu la chance de rencontrer un monsieur d’un certain âge, commissaire divisionnaire. J’ai passé deux bonnes heures avec lui et ça a été magnifique. J’ai évoqué mon parcours, l’ouvrage et il m’a donné deux indications qui m’ont permis d’avoir une cohérence dans mon récit. Notamment sur tout ce qui touchait à l’ADN.
Traiter une enquête sur la drogue aurait pu être violent, mais les deux cartes des deux valets ont une signification, l’histoire est fondée sur les significations respectives du valet de cœur et de pique, les cartes sont aussi un moyen qui permet de verrouiller la communication entre le commissaire divisionnaire et les deux flics liés à l’enquête en symbolisant une partie de poker.

Appréciez-vous particulièrement certains auteurs de roman policier ? Si oui lesquels ?

Quand j’écris je n’ai aucune influence. J’essaie de rester complètement neutre et de m’exprimer avec ce que je ressens : mes écrits sont la transposition de mon émotion, de ce que je vois et entends à l’intérieur de moi sans aucune transformation ou adaptation de ce que j’ai pu lire ou éventuellement entendre. C’est quelque chose chez moi qui est vraiment mon ADN. Par exemple j’ai écrit un ouvrage sur l’éducation d’un enfant qui parle entre 8 et 13 ans, et c’est 5 ans de sa vie durant laquelle le gamin n’a de cesse de parler de l’éducation qu’il aurait aimé avoir et non pas ce qu’il vit dans cette période. Ouvrage assez particulier que je repousse toujours à publier car il y a beaucoup de moi là-dedans mais c’est un sujet que j’ai voulu exprimer. Un autre sur les ententes commerciales et judiciaires qui jalonnent notre vie, pour ma part j’ai connu les ententes commerciales dans un grand groupe où j’ai travaillé et on se dit que ce n’est pas possible que cela existe et pourtant si. Ce sont des choses qui transforment et déforment un peu trop la vie c’est d’ailleurs pour cela que j’ai démissionné de mon job. Quant au dernier ouvrage que je suis en train de finir d’écrire, celui-ci est très caustique et amusant car il exprime ce que je ressens sur les gens vrais et les gens faux. Le titre code est Vrai ou faux, il traite des personnes qui sont totalement dans le faux tant physiquement qu’intellectuellement et c’est quelque chose que je dénonce dans ce prochain livre mais je l’ai voulu comme ça et c’est une manière de s’exprimer.

Dans Concerto pour vos sens y a-t-il une part autobiographique ?

Non, aucune part autobiographique, mais des sentiments de personnages que j’influence un peu. Les deux ou trois personnes qui me connaissent vraiment très bien peuvent dire que dans tel ou tel personnage il y a un peu de moi mais les autres ne peuvent pas savoir.

Quelle est l’actualité des Editions Abordables dans les semaines et les mois à venir ?

L’actualité est dense, toujours autant de nouveautés en cours avec une particularité, comme nous voulons fidéliser nos auteurs : beaucoup de titres d’auteurs déjà publiés chez nous vont sortir.
L’équipe LEA s’est beaucoup étoffée ces derniers temps et avec l’attaché de presse nous commençons à avoir des ouvertures médias, pas encore assez mais il faut laisser le temps au temps. Et puis une équipe en termes de correction et d’amélioration d’ouvrage qui s’est agrandie et qui nous permet d’avoir aujourd’hui une aide beaucoup plus importante vis-à-vis des auteurs. Nous pouvons monter encore plus notre niveau d’exigence et d’amélioration.
Nous allons lancer une cinquième collection dite de poche : Lea Poche, avec son petit kiosque dédié qui sera proposé aux libraires mais aussi sur d’autres points de vente car la littérature abordable doit se trouver partout. Par exemple, lorsqu’on part en vacances, on s’arrête dans un relai d’autoroute et on ne s’étonne pas d’y trouver des livres, alors il est normal dans un village éloigné de montagne qui vend du saucisson, du pain, des charentaises, que l’on trouve aussi de la littérature abordable. Il y a des niches dans lesquelles LEA, via sa filiale de diffusion distribution Lea Dis, va s’engouffrer avec grand plaisir car c’est notre volonté d’être abordables et donc d’être présents le plus possible partout.

On voit que vous maîtrisez bien toute la chaîne du livre, diffusion, distribution, communication à travers vos réseaux sociaux, blog et vos soirées « Le Goût des livres ». Quels retours avez-vous de vos lecteurs ? Clients ?

Je vais être très optimiste, nous venons de terminer il y a un mois le Salon du Livre de Paris pour la troisième année consécutive, les contacts liés sur ce salon, les commentaires que l’on a eus des visiteurs mais aussi de nos auteurs (car nous avons 35 auteurs qui se sont succédé) ont été de l’ordre de : « C’est super, continuez ! », « Continuez, vous êtes sur la bonne voie et vous méritez d’être connus ! » Alors ce n’est pas encore visuel au niveau des livres vendus ni dans tous les médias mais il faut s’accrocher.
Tout récemment j’ai été invité par un organisme de financement qui m’a aidé à créer les Editions Abordables il y a 4 ans : l’ADIE. Parmi les 100 000 petites entreprises qu’ils ont aidées nous n’avons été que 5 invités à témoigner sur leur film anniversaire et j’en suis très fier. D’abord parce que nous imprimons en France et qu’il faut défendre le made in France et les emplois français et ensuite parce que c’est de la littérature française écrite par des français et non traduite d’une autre langue, on est vraiment sur de la culture française. Nos sites internet sont basés en France : le groupe indépendant LEA avec Les Editions Abordables, LEA DIS pour la diffusion et distribution, lea-book.com le site marchand, Lea Box pour la box culturelle, le kiosque de LEA : nous avons un ensemble assez cohérent et qui avance. Petit à petit LEA grandit.

par Léa
Personnage emblématique des éditions, je donne l'actualité de la maison !

commentaires

  • Excellente interview, on en apprend de plus en plus sur notre célébre "Jean Bruno" et c’est un véritable plaisir.

    rédigé le 9 avril à 14:49 par Patrick Lacroix

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