DIAPORAMA Les auteurs ont la parole...
Edith PAYEUX

Edith PAYEUX est une férue des lettres et offre un premier roman aux Editions Abordables, La Citadelle engloutie.

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Bonjour,
Merci de vous prêter à cet exercice

Votre roman La citadelle engloutie est-il autobiographique ?

C’est une grande question, en effet... Mais c’est un roman, donc imaginaire. Evidemment, comme toujours pour les gens qui écrivent, il est inspiré d’émotions, de rencontres, d’un vécu.

Comment vous est venue l’idée de ce livre ?

Ce n’est pas vraiment une idée, plutôt une émotion. Je travaille moins avec des idées, bien que je sois professeure ( ! ) qu’avec des émotions. C’était une veine émotionnelle liée à l’amour et au deuil ou bien au deuil et à l’amour dans n’importe quel ordre. C’est dans cette veine-là que les phrases me venaient, se répétaient dans ma tête. Alors au bout d’un moment, je me suis dit « Il faut écrire ».

Comment avez-vous écrit ce livre ? En termes de durée ? Aviez-vous un moment privilégié dans la journée dédié à l’écriture ?

Comme tous les gens qui travaillent, j’avais peu de temps, j’écrivais donc « entre deux ». Pendant les vacances scolaires par exemple, mais une fois lancée, c’est allé très vite. Les chapitres se sont enchaînés sans vraiment de réflexion. J’écris comme ça, d’un jet. Tout est toujours déjà là, il me semble. Mon travail sur la langue est comme instantané, je corrige très peu. L’habitude d’écrire des poèmes, peut-être...qui sont justement des moments d’émotion trouvant immédiatement leurs mots...

Quel est votre rapport à la musique ?

Très profond. C’est pour moi une veine émotionnelle qui ne tarit pas. J’ai été au conservatoire de Paris, j’ai failli être violoniste professionnelle. J’ai changé de direction par la suite j’ai voulu faire des études de lettres mais j’ai toujours pratiqué le violon : j’ai fait beaucoup de musique de chambre, comme premier violon d’un quatuor par exemple, et en orchestre aussi, en amateure bien sûr. La musique c’est une grande partie de ma vie, en tout cas émotionnellement c’est extrêmement profond. D’ailleurs dans mon troisième roman il y aura encore un personnage musicien : une violoniste !

Nous connaissons votre passion pour la mythologie. A-t-elle influencé votre écriture ?

La mythologie aussi est une veine très profonde chez moi, les mythes antiques, inconsciemment ou consciemment, m’habitent. Je les ai tellement lus et relus, travaillés avec mes élèves qui ont pour la plupart beaucoup aimé ces textes, et me le disent encore aujourd’hui !
Mon premier roman était d’ailleurs en partie une réécriture du mythe de Déméter et Perséphone, qui m’habite toujours, ne me quitte pas, entre autres bien sûr, les mythes antiques sont tellement riches !

Aujourd’hui quels sont les retours que vous avez des lecteurs ?

Soit je tombe sur des lecteurs ou des lectrices extrêmement gentils, soit les mécontents ne me le disent pas, mais je n’ai que des retours positifs. Les gens ont été émus. Ils me parlent beaucoup du style, de l’écriture et en même temps de l’émotion : « Un roman qui explore les limites de l’amour absolu », « une vision fine et sensible de Montreuil et ses personnages. »
Ce qui m’a été dit le plus souvent c’est que le sujet est universel : l’amour et la perte. Mais la façon de le dire et de l’écrire est d’après les lecteurs « originale et poétique » : « jamais de pathos malgré ce deuil annoncé ». Quant à la marche de la narratrice sur les remparts de Montreuil-sur-Mer, certaines personnes l’ont qualifiée de « suggestive et très évocatrice ».
L’écho de la même histoire, dans la grande, celle d’Héloïse et Abélard, a plu : « Original et fort l’effet de miroir avec l’Héloïse médiévale et son professeur Abélard, qui exprime bien la permanence au-delà des siècles » m’a-t-on dit.

Peut-on dire que l’amour est le personnage principal de ce livre ?

La mort plutôt. La mort de l’être aimé. Mais je ne sais pas si j’ai raison car mes lecteurs ne me disent pas cela. Souvent je leur demande : « C’est un roman un peu triste n’est-ce pas ? » et on me répond « Non malgré le sujet, ce n’est pas si triste que cela, parce qu’il y a toute cette vie poétique de la narratrice qui regarde le monde » elle regarde Montreuil sur Mer en particulier, les remparts, la nature, alors je ne sais pas si j’ai raison de dire que la mort est le personnage principal, même si pour moi, elle rôde. Il s’agit tout de même de la chronique d’une mort annoncée.

Avez-vous un autre livre en cours actuellement ?

Oui, il est même fini, mais c’est un secret. Et d’ailleurs j’en commence un quatrième.

Serez-vous avec nous au Salon du livre ?

Oui, avec le plus grand plaisir. C’est un honneur de pouvoir participer au Salon du livre de Paris ! Pour moi ce sera une sorte d’anniversaire puisque j’ai rencontré Jean-Bruno Alexandre au Salon de la porte de Versailles l’an dernier. J’ai vu un monsieur sympathique derrière des livres, j’ai levé les yeux, il était écrit « Les Editions Abordables », je me suis dit « ça ne peut être que bien ! »

La citadelle engloutie
Édith Payeux

Héloïse et Louis, tous deux passionnés de musique, forment un couple atypique par leur différence d’âge considérable, ce qui n’a pas manqué de faire jaser leur entourage.

Rien ne les empêche de s’aimer et de s’installer à Montreuil-sur-Mer… Malheureusement, Louis apprend qu’il est atteint d’un cancer du poumon et c’est à Héloïse que l’on confie « neuf mois, douze mois au plus ».

Le couple tente de vivre avec cette menace et Héloïse tourne sur le chemin de ronde, comme autour de leur vie sans avenir.

La citadelle engloutie, un roman vrai…

par Léa

commentaires

  • Cette façon discrète mais contagieuse de suggérer, au delà de la tristesse, une
    possibilité de liberté et d’espoir. L’expérience du
    deuil se métamorphose en sagesse non seulement bienveillante,
    mais paisible. Le message est un véritable cadeau, bienvenu et
    efficace pour beaucoup.

    rédigé le 5 juillet à 10:18 par Louis

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