Le Goût des Livres du 22 mai 2019

Hier soir, c’est avec grand plaisir que nous recevions trois nouveaux auteurs pour le 75ème épisode du "Goût des livres" !

Notre maître de cérémonie, Bruno Géni-Ochin, ouvre la soirée avec les traditionnels clips de notre maison pour que les invités, venus nombreux, puissent découvrir le panel de nos collections et ouvrages. Notre clip corporate puis Le fil de LEA captent l’attention du public, les interviews peuvent commencer :

"C’est à Marseille, durant ses études chez les Jésuites, que l’auteur va mûrir son envie de lire et écrire. Il est passionné d’archéologie et il fera des études d’histoire. Il a une affection particulière pour le cinéma Fantastique et de Science Fiction. Peintre amateur, il maîtrise le Néo-Fauvisme. Mais il est un touche à tout ce qui est artistique. Qu’il s’agisse de la peinture, du cinéma, de la littérature, il est présent et oeuvre pour créer et partager. Mais c’est aussi un homme d’engagement autour de l’humain. Depuis 1989 il travaille comme conseiller à la mission locale des jeunes des Pyrénées orientales. Plusieurs ouvrages écrits et toujours cette même envie de progresser, d’écrire des romans toujours plus fous les uns que les autres. Pas de limite dans la création, car le plus important est d’offrir des histoires qui transportent le lecteur dans une autre dimension existentielle... Born to be... John ! en est l’exemple même. C’est simplement un ouvrage euphorisant, décomplexé, racoleur pour les lectrices et les lecteurs en recherche de plaisirs littéraires à l’état pur, avec une pointe d’humour. Qu’il reste prolifique pour votre plus grand bonheur ! A présent je vous demande d’accueillir Monsieur Paul Arquier-Parayre !"

Sous les applaudissements de l’assemblée, l’auteur rentre en scène et se prépare à répondre à la première question : "Comment vous est venue l’histoire évoquée dans votre roman ?"
L’auteur remercie tout d’abord Bruno Géni-Ochin pour son accueil et l’organisation qu’a nécessité cette soirée, puis nous confie sa volonté d’écrire sur les années 80 : "Années de l’insouciance : pas de terrorisme, pas de pollution, nous voulions tout simplement vivre et nous amuser ! Dans mon roman j’ai voulu raconter cette époque. En effet je ne suis ni une star du X ni un champion de pizza mais le personnage principal c’est moi. Je me raconte à travers ce personnage un peu fou qui, après un accident de skateboard, est persuadé qu’il est soit John McEnroe, le tennisman, ou John Travolta."
Bruno rebondit sur cette dernière phrase de l’auteur pour lui demander justement : "Pour vous quel est le personnage principal de votre roman ?"
Paul Arquier-Parayre ne réfléchit pas longtemps : "Le personnage principal c’est John. McEnroe est l’homme le plus apprécié aux USA. En France on ne peut pas faire mieux que Federer, mais McEnroe est le génie absolu du tennis. C’est un artiste, il improvise, il monte à l’attaque. Il représente les minorités humaines car comme 15% des êtres humains il est gaucher. Je suis moi-même un vrai gaucher et il faut savoir que nous avons été les cibles de l’Inquisition. J’ai moi-même été forcé par les Jésuites à écrire de la main droite. C’est pour cela que mon personnage fait d’ailleurs une étude psychologique sur les gauchers."
Puis, la question du titre de l’ouvrage est posée : "Est-il de votre création ?"
L’auteur répond : "Dans les années 80, en France, est né le disco, une révolution musicale, et j’ai voulu reprendre dans mon titre, celui d’une chanson emblématique de ce mouvement, Born to be alive. L’idée m’a été soufflée par mon neveu..."
Enfin, nous n’avons pu nous empêcher de remarquer l’originalité de la couverture de l’ouvrage : "La création de l’objet livre est-elle le fruit d’un travail d’équipe avec LEA ?"
Le sourire aux lèvres, Paul Arquier-Parayre n’hésite pas une seconde : "J’ai l’habitude des maisons d’édition de ma région, plutôt artisanales, mais avec Clémentine, la correctrice, j’ai trouvé un partenariat abouti sur six mois et ce fut parfait. Quant à la couverture, accumulation d’éléments vintage, c’est une totale création née de mon imagination et de la collaboration avec l’équipe !"

Nous remercions infiniment Paul Arquier-Parayre pour ses talents d’orateur, et il est à présent temps de faire une petite pause avec les vidéos promotionnelles pour La plume magique, un ouvrage de notre collection Graphique Jeunesse, et notre collection LEA Poche.

Le public applaudit, nous pouvons poursuivre les interviews :

"Après le bac, notre invité entreprend des études de physique et de biologie, et enfin de lettres modernes. Le mystère de la vie le fascine, et il tente par ces diverses approches d’en cerner la lumière et d’en faire éclater le sens. Un long voyage de deux années lui permet de découvrir l’Egypte, l’Inde, le Népal, et enfin le Sénégal. Sa quête devient alors philosophique. À la fin des années 80, il décide de suivre une formation de philosophie et de théologie. Il étudie à Rome où il obtient une licence de théologie. Il vit depuis de nombreuses années dans le sud de la France et est depuis toujours un passionné de Science Fiction. Le choix de ce genre littéraire prophétique lui permet de réaliser une projection futuriste d’une civilisation désormais totalement mondialisée, mais aussi de camper des mondes nouveaux où l’homme, sans se renier, doit essayer de se faire une place. Il émet de la douceur dans sa manière de penser et d’agir, mais il est aussi bien en phase avec son époque, parfois dur avec l’être humain, surtout quand celui-ci a dévié en suivant un intérêt trop souvent matérialiste... Plongeant le lecteur en 2145, Tsélem saura vous montrer les temps d’après... Je vous demande d’accueillir M. Philippe Plet alias Jean Valroc !"

À la première question : " Combien de temps avez-vous mis pour écrire ce roman, qui est votre premier ?", l’auteur répond :
"Entre six mois et un an. J’ai d’abord construit mon plan puis je suis passé à la rédaction. Tous les auteurs ne fonctionnent pas de cette façon mais c’est ce qui me convient."
En effet chaque auteur a sa manière de procéder mais ce qui est important c’est avant tout l’inspiration, c’est pourquoi Bruno Géni-Ochin demande : "Comment vous est venue l’histoire évoquée ?"
L’auteur nous révèle alors avoir été inspiré par une personne en particulier : "Saint Jean et son ouvrage L’Apocalypse a en effet été la source d’inspiration de beaucoup de récits dans la littérature. C’est un texte symbolique où les descriptions donnent corps à ce monde des derniers temps. Babylone est une ville antique et moderne, ce que j’ai voulu retranscrire dans mon livre, un paradis sur Terre."
Pour changer un peu de registre, il est intéressant de connaître la relation qu’entretient l’auteur avec sa maison d’édition : "Comment trouvez-vous l’approche des Editions Abordables ?"
Jean Valroc nous confie alors son parcours, son expérience dans le monde de l’édition : " J’ai voulu me lancer et il faut savoir qu’aujourd’hui lorsque vous prenez contact avec un éditeur, ce qu’on vous demande tout d’abord c’est un résumé de votre ouvrage car il ne sera pas lu entièrement, du moins pas tout de suite... Chez LEA ce n’est pas du tout la même ambiance, on peut sentir l’amour pour la littérature contrairement aux grands commerçants qui, eux, perdent leurs cœurs."
Pour revenir à l’ouvrage en lui-même, notre maître de cérémonie demande : "Pour vous, quel est le personnage principal de votre ouvrage ?"
L’auteur avoue qu’il y en a deux : "Un homme et une femme qui représentent en fait l’homme moderne, le geek, qui a besoin de faire l’expérience de la vie à travers une réflexion sur le bonheur et la tentative de construire un monde idéal."
Enfin se pose la question du titre : " Est-il de votre création ?"
Jean Valroc se tourne vers Bruno en souriant : "J’avais donné un tout autre titre à mon ouvrage mais nous avons décidé ensemble de changer, de mettre en avant le personnage de Tsélem, mystérieux nom qui vient de l’Hébreu et qui veut dire image. Tsélem est une intelligence artificielle sur laquelle les babyloniens espèrent fonder leur perfection."

Bravo à Jean Valroc pour cette présentation captivante de son ouvrage. Il est maintenant temps de passer au tirage au sort afin de gagner La Vigne et le Vin, un magnifique fac similé de notre collection Émotion.

La troisième partie de nos interviews commence par la présentation de l’auteur qui clôturera cette belle soirée :

"Né à Marseille, de parents corses, notre invité grandit au milieu d’une famille modeste qui lui transmet l’amour de la lumière, des cigales et des mots. Dès l’adolescence, le plaisir de composer des histoires, de sculpter des rimes, de faire naître des émotions, pour qui voudra le lire. Il écrit des nouvelles et des poèmes. Amoureux du cinéma, il souhaite en faire son métier, avant que les études et les contraintes de la vie matérielle ne le rattrapent. Il entame alors un parcours professionnel plus traditionnel où il devient entrepreneur, puis professionnel de l’investissement dans les entreprises en croissance. Il vit dans plusieurs capitales dont New York, Paris, Londres et Bruxelles. Il fonde une grande famille sur laquelle il s’appuie pour reprendre le fil de ses passions. En 2013, à l’aube de ses 40 ans, il décide donc de retourner à ses amours de jeunesse et consacre de plus en plus de temps à l’écriture. Formé à l’école de cinéma Raidance à Bruxelles, il écrit plusieurs scénario de longs métrages, dont l’un est actuellement en développement avec une réalisatrice. Son univers est peuplé de personnages singuliers et solaires qui se débattent au sein de familles souvent fracturées par le mensonge et la transgression. Ces lignes de force dont s’inspiraient ses maîtres cinéastes : Pialat, Sautet et Téchiné. Encouragé par sa femme, il écrit son premier roman Le choix de Léa, où certains des thèmes sociétaux qui lui sont chers sont incarnés par deux jeunes femmes, amoureuses et libres, dans la campagne provençale qu’il chérit tant. Ce premier roman a déjà été adapté pour le cinéma sous le titre Léa et est sorti en salles en juin 2018 à Paris (cinéma Saint-André des Arts). Je vous demande d’accueillir Monsieur Olivier Antomarchi."

Sous les applaudissements du public, l’auteur prend place aux côtés de Bruno qui commence l’interview : "Combien de temps avez-vous mis pour écrire ce roman qui est votre premier ?"
Olivier Antomarchi, amusé, nous livre son secret d’écriture : "Une amie scénariste, me voyant bloqué au moment d’écrire, m’a offert le manuel Comment écrire un roman en un mois, à partir de ce moment-là j’ai écrit tous les jours, cinq à six heures, pendant 30 jours. Cette méthode a été pour moi un déclic, un travail qui m’a mené dans des endroits très intéressants."
Bruno reprend justement l’interview avec une question en rapport avec l’écriture : " Comment vous est venue l’histoire évoquée ?"
L’auteur nous confie alors que le thème principal de l’ouvrage lui est très cher : "Pour un premier roman je voulais parler de choses qui me tiennent tout particulièrement à cœur : le droit de mourir dans la dignité. Je voulais le raconter de manière positive avec le parcours d’une personne qui décide de faire toutes les choses qu’elle avait toujours voulu faire. Je voulais raconter une histoire de femmes, m’intéresser à leur point de vue. A travers ce condensé nous traversons de jolies choses sous l’angle de la liberté et du choix."
Enfin la question qui clôturera cette séance d’interview est posée : " Êtes-vous heureux d’être là ce soir devant tous nos invités ?"
Olivier Antomarchi : "Je suis très heureux de l’aboutissement de ces deux années de travail et j’ai toujours de nouvelles idées et des projets à venir dans le cinéma ! "

La soirée se poursuivra dans les salons de LEA avec les dédicaces des auteurs autour d’un cocktail.


LEA tient tout particulièrement à remercier ses auteurs et leurs invités pour cette magnifique soirée sous le signe de l’humilité et de l’humain.

Born to be... John !
Paul Arquier-Parayre

John Macaroni a toujours été un peu spécial : gaucher, pâle aux yeux bleus dans une famille typée méditerranéenne, fondu de disco, de requins et de made in USA

Au réveil d’un court coma provoqué par un accident de skateboard, ses capacités physiques et intellectuelles se décuplent. De concours de pizzaïolo aux compétitions de tennis, en passant par les dancefloors enflammés, il nous convie dans une loufoque épopée dans les années 70 et 80.

John Macaroni est-il le frère caché de John Travolta ou de John McEnroe ? That is the question !

Tsélem
Jean Valroc

En 2145, après la Troisième Guerre mondiale, l’humanité comme on la connaît n’existe plus : le monde n’est plus qu’une vaste étendue de sable et de ruines, dans lequel se trouvent une poignée de villes, oasis au milieu du désert, dont Babylone, la capitale. Grâce au puissant ordinateur Tsélem et à ses robots, les hommes ont été libérés du joug du travail et peuvent dorénavant s’adonner à une vie de plaisirs.

Toutefois, Chris, Babylonien amoureux de la technologie, devra sortir de sa zone de confort quand plusieurs événements étranges se produiront, le faisant rapidement douter des intentions de Tsélem et de son créateur, un mystérieux prophète.

Le Choix de Léa
Olivier Antomarchi

Dans la chaleur du Luberon, Léa et Isa s'aiment en pleine lumière malgré les réticences familiales et le regard blessant d'une petite ville de province.

Quand Léa reçoit un appel téléphonique qui va la renvoyer inexorablement vers un passé douloureux, elle fait ce choix délicat et irréversible. Ne pas retourner dans cet enfer, refuser le supplice des hommes en blanc. N'écoutant les conseils de personne, elle décide de vivre passionnément et de suivre ce chemin sans retour vers ses désirs les plus intimes, ses passions les plus sûres. Donner un sens à son choix, devenir une source d'inspiration.

Une course contre la montre pour honorer ses rêves d'enfant. Une liste, neuf mois, trois saisons. Des champs de vignes aux Alpes suisses.

Poussière d'ange.

La Vigne et et le Vin
Francisque Chaverondier

Dans cet ouvrage, l’auteur a pour but l’amélioration des vins par un judicieux choix des cépages et par une vinification raisonnée et la culture économique de la vigne par la substitution de la charrue à la pioche, du fil de fer aux échalas et du sécateur à la serpe. Chaverondier prône la nécessité d’améliorer le vin car au XIXe siècle plus de deux millions d’hectares étaient réservés aux cépages grossiers alors que les cépages mi-fins et occupaient à peine trois cent mille hectares.

Ouvrage orné de 38 gravures.

par Julia

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