DIAPORAMA Le Goût des Livres du 12 février 2018

Le lundi 12 février, Les Editions Abordables accueillaient le troisième Goût des Livres de cette nouvelle saison avec comme auteurs enthousiastes et enthousiasmants Sarah Oling, Thomas de Just et Yannick Girouard.

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Sarah Oling est la première à prendre place pour nous parler avec générosité de son roman Pour un peuple d’oiseaux. Elle souhaite d’abord préciser la manière dont elle a connu LEA : après une collaboration difficile et inachevée avec un premier éditeur, un ami, Antonio Pereira, auteur chez LEA (Où est Marie ?), lui recommande son éditeur, un homme ouvert au dialogue et tout simplement humain. Il ne lui avait pas menti puisque cette rencontre a permis d’aboutir à ce roman sensible et plein de grâce qui nous conte le refuge que constitue la musique pour Yann Holdman, vieil homme chef d’orchestre au passé trouble qui trouve ainsi la paix en jouant une partition exclusivement réservée aux oiseaux !
Elle profite également de cette occasion pour nous dévoiler une parole qui résume bien les valeurs de partage et de transmission qui lui tiennent à cœur : « Rien de plus fort que ce qui nous relie. » Pour illustrer ces propos, l’auteur choisit de lire elle-même un extrait de son roman : sa voix douce, envoûtante, intrigante nous happe dans son monde poétique.

Changement d’univers avec Thomas de Just, notre plus jeune auteur (23 ans), qui avec son premier roman Paris en bouteille nous propose une vision juste, drôle et folle de la vie nocturne de la jeunesse parisienne. Le récit, qui se déroule sur une période temporelle de moins de 24 h, nous décrit la « quête » de Pierre Pelissandre pour réussir la mission peu orthodoxe que lui a confiée sa petite amie Camille et qu’il doit absolument réaliser durant cette soirée entre amis. Une soirée très spéciale qui les balade d’appartements en bars et clubs aux ambiances hallucinées… Si ce roman s’appuie sur des éléments autobiographiques, l’auteur tient à nous préciser qu’il s’agit d’une fiction qui transforme son matériau de base qu’est le réel, comme toute fiction selon lui. Enfin, pour notre auteur qui a suivi des études de Marketing et une licence de Philosophie, ce roman est un projet inattendu qui lui permet de sortir des sentiers battus et qu’il considère comme un bébé dont il est très fier et qu’il veut protéger !

Yannick Girouard, notre dernier invité, est un peu l’opposé du précédent auteur car il a débuté l’aventure de l’écriture déjà longtemps auparavant, ayant désormais à son actif de nombreuses œuvres de tout genre (poésie, nouvelles, théâtre). Le temps d’une phrase, roman dont la première version date de 2010, est sa première incursion dans le domaine de la prose, lui qui arpentait plutôt les terres de la poésie. S’il y a un tel écart temporel entre cette première version et l’œuvre désormais publiée, c’est qu’un événement a bouleversé la vie de l’auteur et a profondément modifié l’orientation et l’écriture de ce « roman » que l’auteur préfère qualifier de récit. C’est une phrase prétendument banale, que l’auteur ne nous a pas révélé, de sa femme Céline Willocq, qui aurait déclenché la réminiscence de cet événement… Un récit fondé sur son enfance et qui lui permet d’explorer les pouvoirs de l’écriture tout en étudiant le lien entre l’écriture et soi-même, ainsi que son rapport aux autres...
Pour magnifier ce pouvoir propre à l’écriture, rien de tel que la lecture d’un extrait par la comédienne Isabelle Valentin dont la diction maîtrisée et la voix subtile et profonde nous ont offert une prestation émouvante. Un moment fort et unique pour le public, avant qu’il n’aille se presser à la rencontre de nos auteurs pour la rituelle séance de dédicaces !

par Léa

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