Consciences en convergences : un projet théâtral conçu à partir du roman Pour un peuple d’oiseau

Le roman de Sarah Oling pourrait bientôt être mis en scène au théâtre par Nawel Bab-Hamed.

Pour illustrer ce projet, voici une belle critique de la part de Muriel H...

Je sens combien c’est fort pour toi et combien tu es en synergie avec le livre, l’histoire, l’Histoire et combien cette mise ne lumière au sens propre, oblige à mettre en Lumière au sens figuré… combien c’est là que se joue le travail pour toi… et d’autres à travers toi. C’est bien là où je mesure combien la tâche est rendue plus ardue et surement parfois plus éprouvante. Il n’y a pas encore la joie, la Joie de toi, la Joie de ce déploiement, de cette envolée. Te l’autorises tu ? Ou te sens tu obligée de porter le poids de la mémoire ?…

J’espère ton déploiement dans la joie pour toi. La Joie de TOI.

Les propos de Nawel ont résonné avec ma propre lecture de ton roman. Il y a au troisième quart une avancé tranquille où nous avons la sensation que tout a été dit, et où tu nous lâches dans la tension qui est présente tout au long des pages précédentes. La tension qui demande à être libérée n’est plus… et le roman tranquillement court encore… paisible car elle a été libérée... comme on s’accommode que la vie reprenne le dessus et nous fasse croire qu’elle n’est plus ou pire : qu’elle n’a pas été… et on se demande pourquoi cela court encore… jusqu’à en être piqué ! Enfin les personnages sont libérés réparés… La Paix est là…

Et la poursuite nous rappelle, que non. Il est de ces vécus qui collent à la peau au point que certains ne trouvent aucune échappatoire si ce n’est la mort parce que les êtres qui les ont vécus refuse que la mort des uns soit le lever d’élévation pour les autres, encore moins pour soi-même… parce que pardonner à soi-même reviendrait à pardonner à ses propres bourreaux. Parce que ne pas pardonner au bourreau revient à nourrir sa propre ombre et se croire rabaisser à leur rang... Victime deux fois… Victime deux fois par le refus de pardonner… La destruction ne peut être que totale !!! C’est ce que tu révèles discrètement indirectement...

Seule la dynamique du jeune homme, témoin du parcours du témoin vivant, offre la compréhension que la jeune génération a déjà intégrée, transmutée et est capable d’accueillir, de partager de soutenir de compatir, de communier et de se détacher de l’horreur pour aller à l’essentiel, à la sagesse et la force qui en résulte. La page n’est pas tournée, elle n’est pas effacée, elle est intégrée…

Pardonner le suicide et poursuive l’Oeuvre autrement...

Si tu ne laisses pas l’expérience même la plus dure finir de te pétrir, tu meurs… Le personnage de Léah mise en évidence dans la pièce est centrale, comme une étoile dans le roman, en orbite.

Lumière…

Elle a choisi la Lumière. Le récit de son vécu aurait pu laisser à penser que cela était plus facile ?… Elle aurait pu le refuser, en refusant d’avoir été choisie quand d’autres en l’étaient pas… Vivre ou survivre ? Ce n’est pas plus facile…

Elle a choisi de VIVRE !!!

Pour retrouver la conférence de presse complète, rendez-vous ici !

par Léa
Personnage emblématique des éditions, je donne l'actualité de la maison !

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