Les figures de style

Petite sélection de figures de style bien utiles pour tout auteur.

Avec leurs sonorités souvent comparées à des diagnostics médicaux ou autres espèces disparues de dinosaures, on se rappelle de leurs noms mais bien moins de leur sens. Les figures de style sont pourtant des procédés littéraires très beaux et utiles. Voici un petit rappel de certaines d’entre elles :

L’homéotéleute est le fait de répéter un son à la fin de plusieurs mots successifs.

La synecdoque assigne à un mot un sens plus large, elle exprime la partie pour le tout, l’espèce pour le genre, la matière pour l’objet ou le concret pour l’abstrait. Par exemple on peut entendre « Son vélo a crevé sur le chemin de l’école. » ou « Le berger possède un troupeau de quarante têtes ».

L’hypallage consiste à lier deux termes entre eux alors qu’on ne s’y attend pas, comme le fait Victor Hugo dans Les Chants du crépuscule : « Ce marchand accoudé sur son comptoir avide » (par ce procédé l’auteur souligne l’avidité du marchand en associant cette caractéristique propre à l’homme, à son comptoir), ainsi que Racine dans Phèdre  : « Phèdre mourait, Seigneur, et sa main meurtrière / éteignait de ses yeux l’innocente lumière. »

L’antonomase, elle, utilise un nom propre comme un nom commun, ou l’inverse. Lorsque l’on dit « la capitale de la France » pour parler de Paris par exemple.

L’épanadiplose est la reprise à la fin d’une phrase du même mot que celui utilisé en début de phrase : « L’homme peut guérir de tout, non de l’homme » comme le dit Georges Bernanos dans Nous autres Français.

Quand nous utilisons le zeugme, nous rattachons deux éléments appartenant à un registre sémantique différent en les liant à un terme commun. L’un des plus célèbres exemples est celui de Victor Hugo dans son poème "Booz endormi" : « Vêtu de probité candide et de lin blanc. »

L’anacoluthe est une rupture de la construction syntaxique d’une phrase, qui ne suit alors pas la logique habituelle de celle-ci. « Vous voulez que ce dieu nous comble de bienfaits/ Et ne l’aimer jamais ? » Ici, Racine dans Athalie, attribue deux compléments de nature différente au verbe vouloir. « Le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court, la face du monde en eût été changée. » Dans cet exemple Pascal change de sujet grammatical en cours de phrase.

par Julia

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