L’Homme perdu de Pascal Deloge

A PROPOS DE L’AUTEUR :

Quand Pascal Deloge rencontra sa prof d’écriture pour la première fois, parce qu’il avait rédigé le premier jet d’un premier roman, elle lui demanda : « Tiens, pourquoi enseignez-vous l’histoire ? ». La réponse tomba dans l’esprit du nouvel auteur comme un franc dans une machine à sous : pour raconter des histoires.
Spécialiste des rapports entre guerre et économie en Europe au XXe siècle, Pascal Deloge avait déjà publié Une coopération difficile (2000), sa thèse, L’Europe des coopérations économiques (avec David Burigana, 2010) ou Une histoire de la Fabrique Nationale de Herstal (2012), ainsi qu’une cinquantaine d’articles scientifiques. À l’aube du centenaire de la Première Guerre mondiale et ses colloques, il s’intéressait au sort des entreprises belges sous l’occupation allemande, de 1914 à 1918. De là naquit une interrogation : comment un petit patron résiste-t-il à un tel rouleau compresseur ? Ces personnages-là ne laissent aucune archive. Qu’à cela ne tienne ! Pascal Deloge y trouverait l’occasion de réaliser un vieux rêve : inventer une histoire, devenir libre.
Et de rêves, il en est question dans L’Homme perdu. Henri-Louis Chossard en avait un, mais il l’a abandonné au profit d’une impérieuse ambition familiale. Le roman raconte comment ce jeune industriel s’y épuise et se perd. Pourquoi mettons-nous parfois tant d’énergie à poursuivre des rêves étrangers voire toxiques ? Une expérience commune, sans doute, et derrière elle, la question existentielle du choix et de ses affres.

MON AVIS :

De rêves, il en est question dans L’Homme perdu. Henri-Louis Chossard en avait un, mais il l’a abandonné au profit d’une impérieuse ambition familiale. Le roman raconte comment ce jeune industriel s’y épuise et se perd. Pourquoi mettons-nous parfois tant d’énergie à poursuivre des rêves étrangers voire toxiques ? Une expérience commune, sans doute, et derrière elle, la question existentielle du choix et de ses affres. Henri-Louis Chossard est un de ces personnages complexes et avant tout humains, comme le reste du roman. Gorgé d’authenticité, L’Homme perdu nous emporte au cœur de la Première Guerre mondiale en Belgique, et nous voilà nous aussi pris dans cet engrenage infernal qui saisit Henri-Louis et sa famille. De l’Histoire, de l’émotion, des rebondissements, tels sont les ingrédients de ce très bel ouvrage !

par Julia
,
par Clémentine

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