Feu majuscule d’Annie-Martine BLANC

Annie-Martine BLANC propose dans son conte Feu majuscule une vision magnifiée mais réelle de l’amour.

Feu majuscule
Annie-Martine Blanc

Louise, vieille belle au moi dormant qui se méfie des hommes retrouve par hasard Lucas, encore brillant séducteur et amoureux insatiable. Une longue correspondance les entraîne à se noyer dans les mots, se disperser dans la ponctuation, se réprimer dans l'orthographe. Oubliant presque le réel, ils se réveillent dans un baiser de conte, promesse ouverte de ce que pourrait être désormais leur vie. Vont-ils faire de leurs plaies et bosses des reliefs intéressants pour la suite ?

Rester de simples mortels dans une histoire d'amour... presque ordinaire ?

A PROPOS DE L’AUTEUR :

Annie-Martine BLANC est une femme de caractère engagée dans différentes associations, aussi bien au niveau de la jeunesse, que de la pédagogie et de l’économie locale.
Cette femme est passionnée par l’écriture, mais aussi par le théâtre. Elle a créé, il y a quelques années, plusieurs troupes de théâtre qu’elle mettait en scène, et souhaiterait désormais animer un atelier d’écriture.
Déjà auteure de plusieurs livres, dont Les Inclassables publié chez LEA, elle adore rencontrer ses lecteurs, lors de dédicaces et de salons littéraires. A soixante et onze ans, cette grand-mère, maman et amoureuse de son compagnon, nous a rencontrés lors d’un festival du livre à Bazas (33). Sa volonté de trouver un éditeur humain et proche de ses auteurs a été comblée et c’est rassurée qu’elle entame de nouveau la création d’ouvrages, dont l’un destiné aux enfants.

MON AVIS :

Feu majuscule est un roman comme on les aime, simple à lire, doux à entendre, fort de signification.
Louise et Lucas forme un duo formidable, un duo qui correspond grâce aux mots, aux lettres manuscrites et aux plus récents mails informatisés. J’ai aimé suivre l’évolution des émotions de ces deux personnages, de l’amour à la haine, en passant par les pleurs et les questionnements.
Il serait simple de dire que l’on se reconnaît dans ce livre, mais c’est la vérité : une saute d’humeur similaire, une rétrospection douloureuse, un non-dit.
Feu majuscule vous transporte par la beauté des mots, des lettres et vous fait visiter un univers de conte charmant et sinueux.

QUI MIEUX QUE VOUS, LECTEUR, EN PARLE :

Aussi lucide que lumineuse (la même racine en latin !), telle est pour moi l’âme de ce roman qui nous suspend jusqu’au bout, et ce n’est pas le moindre de ses mérites ! avec l’analyse de l’amour naissant, qui n’ose pas d’abord se vivre tant il est inespéré à cet âge. Un sujet d’ailleurs peu traité du réveil amoureux « tardif » (mais y a-t-il un temps pour aimer ?), une vraie rencontre, abordée avec humour toujours et aussi gravité, parce que l’amour engage, et délicatesse parce que l’amour est fragile. Une fraîcheur dynamisante, comme la passion elle-même. Les poèmes qui ponctuent le récit marquent bien cet envol et créent cette douce distance amusée de la narratrice comme celle des jeux perpétuels sur les mots, occasions d’approfondir l’analyse.
Une approche sans fard, sensible et fine de la relation amoureuse. Un roman qui donne confiance dans la vie. A lire !!!!

Edith P.

En fait, le lecteur est invité, me semble-t-il, à participer à un jeu dont il peut devenir partenaire s’il le souhaite. Venez-vous joindre à nous !
Grâce à cet échange entre deux êtres qui, en dépit de leur âge, souhaitent connaître de nouvelles éclosions, il lui sera loisible de se remémorer quelques aventures amoureuses qui ont épicé son existence.
C’est alors que chacun devient pour l’autre un révélateur de ce qu’il semble être réellement. La curiosité de savoir qui l’on est devient ici passionnelle. C’est l’originalité de ce récit qui est plus qu’un roman.
Elle va tenter de découvrir, grâce à Lui, une part du mystère qu’elle abrite et dont elle devine la présence. Mais ce n’est pas tout. Dans ce récit de nombreux flashs semblent faire référence à des observations suscitées par les réflexions inspirées par le quotidien soustraites ainsi, à la banalisation.
Surgissent alors d’amusantes envolées poétiques qui distraient.

J.-J. D.

Non, l’amour n’a pas d’âge. Il en est ainsi des "affections" de la vie : toujours vivantes, si elles ont puisé aux sources de l’enfance. Quel qu’en soit d’ailleurs le Pe (potentiel émotionnel comme on dit le Ph) : positif ou négatif, l’émoi ou la souffrance peuvent resurgir, se rouvrir là où on peut les avoir laissés, refoulés, où l’on croit les avoir abandonnés. Peut-être le temps, seul, peut-il avoir prise sur le corps ? Encore cela n’est pas certain pour Annie-Martine Blanc qui restitue bien, dans ce roman, l’incandescence d’un amour naissant, pourtant au crépuscule de vies bien remplies – à peut-être faire autre chose que de vivre vraiment. Et de dire les inquiétudes naissant de cet amour plus que post-adolescent, sans cacher "quelque opalescence froide des lumières de soleil couché, quelque évanescence des lumières diaphanes [des] murmures intérieurs". Et de dire, surtout, l’inattendu dans l’irruption volcanique de ce magma passionnel qui vient irriguer les rides du corps maintenant délicieusement dessinées comme autant de lignes d’histoires de vie. Si "Lucas aurait bien voulu être écoutant de l’origine du monde", Annie-Martine Blanc en est près d’en avoir trouvé la formule secrète, délicate et crue à la fois : un livre à déguster comme une liqueur de jouvence.
Norbert

Merci pour ce livre écrit du côté du désir féminin - ce qui n’est pas si fréquent en parlant de personnes dites "seniors". Un roman toutes en touches impressionnistes donnant à voir au final une histoire d’amour lumineuse.
Danièle

par Sophie
De l'éditorial à la communication web, je tente d'aider chaque auteur dans la création et la promotion de son livre !

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